[ X ] Communiqués

Ministère des affaires étrangères G.D.Luxembour
ISRAEL-UE: l'ambassadeur d'Israël convoqué par le ministère des affaires étrangères du Luxembourg

CEPEX/FENATEX/CETTEX
Tunis : 11ème TEXMED, salon international de l'Equipement textile et de l'Habillement

Entretiens de la Méditerrannée
Hammamet : 2ème édition des Entretiens de la Méditerranée 25 et 26 mai 2010

UpM
Marseille : For'UM "Investissez en Méditerranée" 27 mai 2010

Orsaf
Paris : 3ème salon de l'Immobilier tunisien ? Paris (Sitap 2010) 4 au 6 juin 2010

IMTM
Colloque international sur "Les règles de Rotterdam" les 20 et 21 mai 2010 ? Marseille

Commission européenne
Le 18ème Briefing sur le Développement de Bruxelles sur l’aide humanitaire et le développment rural dans les pays ACP

Association Cotonnière Africaine (ACA)
Séminaire sur la qualité du coton, Cotonou (Bénin) 14-16 janvier 2010

ICCO
Réunion du Groupe de Travail pour un futur Accord international sur le cacao - Londres 11-15 Janvier 2010

Common Fund for Commodities
Séminaire du Fonds commun pour les matières premières le 14 décembre 2009 ? La Haye (Pays-Bas)

Voir d'autres communiqués

[ X ] Agenda

Aucun évènement n'est actuellement en cours

Autres évènements de l'agenda

[ X ] Sondage

L'Union pour la Mditerrane lance le 13 juillet dernier ? Paris

remplace le processus de Barcelone ?
complte le processus de Barcelone ?
un succs ?
un chec ?
parit devenue effective ?
Le groupe arabe est efficace ?
separator
Accueil Les Nouvelles Courrier de Bruxelles L'invité CommuniquésAgenda

Agence d'information et de documentation sur les relations entre l'Afrique, la Méditerranée et l'UE. Ni Etatique ni cotée en bourse. Professionnelle.

Accès au site

L'Invité

caddy

Euromed: Les conditions d’une bonne entente entre gouvernements et universités

Tarragone (24/09/2008)

Les Universitaires et le projet euroméditerranéen, du processus de Barcelone à l’Union pour la Méditerranée: pour en parler, Enric Olivé Serret, Secrétaire Exécutif EPUF (Euromed Permanent University Forum), propose dans les pages de MedAfrique.info un point de la situation dans les rapports entre le monde académique et ceux qui gèrent, diplomatiquement, budgétairement, le processus.

Enric Olivé Serret, Secrétaire Exécutif EPUF, expose à MedAfrique les attentes du monde universitaire.



La voix des hommes politiques domine dans les débats sur les perspectives euro-méditerranéennes alors que tant d’autres acteurs, milieux économiques, universitaires et, plus globalement, la société civile n’ont voix au chapitre qu’épisodiquement et de façon très encadrée, confinée dans des institutions spécifiques.

Depuis la conférence de Barcelone, en novembre 1995, fondatrice du processus EuroMed, les pays de l’UE et du pourtour méditerranéen se sont maintes fois réunis pour tenter d’instaurer un espace commun de paix, de prospérité et, en tout cas, d’une entente dont on ferait la base de départ d’une coopération dans tous les domaines.

Treize années se sont écoulées. Unanimes, les protagonistes reconnaissent que les résultats n’ont pas été à la hauteur des enjeux.

Les contraintes auxquelles se sont heurtés les Politiques sont celles que rencontre tout gestionnaire dont la vision est calée sur un double horizon, celui du long terme et celui des calculs du jour. Ce dernier prend bien souvent le pas et brouille le jeu à cause des nécessités d’un positionnement diplomatique, de mésentente parfois, de contraintes ou de redistribution budgétaire.

Les obstacles ne se réduisent pas à l’accumulation de tels calculs pour de grands et de petits profits, comme l’obtention d’un siège, d’une fonction, d’une faveur…

Le conflit du Moyen Orient (ou du Sud-Est Méditerranéen, pour sortir d’un positionnement géographique ethno-centré), Chypre, le Sahara, la pression migratoire et les réflexes d’autodéfense qu’elle génère sur la rive Nord, ont davantage contribué à rendre floues les stratégies.

D’où l’idée d’une Union méditerranéenne, devenue “Union pour la Méditerranée”, voulue clarificatrice mais qui n’a fait, semble-t-il, que rajouter une couche de confusion.

L’EuroMed reste à faire.

Pour dépasser ces limites, les Universitaires des pays de part et d’autre de la Méditerranée ont entrepris depuis 2005 de travailler ensemble pour “rapprocher nos différents modèles universitaires”, souligne Francesc Xavier Grau i Vidal, président de l' EPUF, recteur de l'Universitat Rovira i Virgili de Tarragona qui a abrité en juin 2005 la première rencontre entre universitaires.

Le Forum réunit presque 60 universités euro-mediterranéennes.

Objectif: “créer l'espace EuroMed d'éducation supérieure qui nous permettra d'avancer vers l'harmonisation des diplômes, des plans d'étude et de l'assurance de qualité”, écrit-t-il en présentation de ce réseau, Euromed Permanent University Forum, qui tiendra, le 6 octobre, à Marseille, un Forum consacré à "la qualité et la coopération dans l'espace euro-méditerranéen de l'enseignement supérieur".

Un des thèmes de cette conférence en sera ce que l’UpM fera pour les universités. Enric Olivé Serret, Secrétaire Exécutif EPUF, détaille les attentes du monde académique et réserve ses explications à MedAfrique.info. (F.B'Chir)

Son texte :

 

« Depuis qu’en janvier 2007, Nicolas Sarkozy, à l’époque candidat à la présidence, lança l'idée d’une union ' des '  méditerranéens en vue d'encourager un nouveau processus de convergence et de dialogue, toute l'Europe et le monde méditerranéen ont été secoués et se sont positionnés face à cette nouvelle dynamique des relations Euromed.

Du côté des universités, le débat était déjà très lointain étant donné que dans un premier temps la problématique de l'enseignement supérieur au sein de la région méditerranéenne n'avait en aucun cas été mentionnée.

Par ailleurs, notre position était claire au moment de revendiquer notre vocation et notre volonté de travailler côte à côte avec toutes les universités européennes et méditerranéennes, allant de la Lituanie jusqu’au Maroc, et de la Grande-Bretagne à l’Égypte.

Toutefois, sur cette année et demie écoulée entre cette première intervention de Sarkozy et le Sommet de Paris du 13 juillet 2008, la situation a radicalement changé. Tout d’abord en raison du fait qu'il ne s’agissait plus d’un accord ' entre ' méditerranéens mais bien ' pour ' la Méditerranée, et ensuite, parce que la réalité complexe et fondamentale des universités était, petit à petit, reflétée dans les documents de l’Union pour la Méditerranée.

Par ailleurs, personne ne pouvait ignorer la Conférence du Caire des Ministres Euromed de l’Enseignement Supérieur et ses recommandations, ainsi que les accords de Lisbonne et de la Commission d’Experts convoquée par la CE, sans oublier la création de l’Université Euromed de Piran.

.

Lacunes mais espoirs

Au sein de tout ce processus de recomposition et de repositionnement des universités dans l’agenda Euromed, le rôle de l’Euromed Permanent University Forum (EPUF) a été fondamental : du Caire à Bruxelles, de Lisbonne à Lublijana, nous avons tous travaillé pour faire en sorte que la création de l’espace Euromed pour l’enseignement supérieur devienne un des objectifs de la politique Euromed, que ce soit moyennant le Processus de Barcelone ou l'Union pour la Méditerranée.

La nouvelle étape de la politique Euromed se présente pleine de lacunes (particulièrement de type budgétaire), mais également d’espérances.

L’inclusion de dernière minute de la politique universitaire, en tant qu’un des projets concrets de la nouvelle UpM, crée d’excellentes perspectives mais également des méfiances en raison de la rédaction ambiguë de la proposition.

Quelle pourrait être, donc, le rôle des universités et l’enseignement supérieur vis-à-vis de la stratégie européenne vers la Méditerranée ?

C’est manifeste que les établissements d’éducation supérieure jouent un double rôle dans les pays du Sud. Tout d’abord, pareillement qu’au Nord, ils forment les futures élites dirigeantes de la société ; de l’autre côté, ils fonctionnent comme des éléments régulateurs de la vie sociale, autant du point de vue des Droits de l’Homme et des valeurs, que du point vue de l’idée même de la société, puisqu’ils coordonnent les stratégies de leurs pays vis-à-vis de la globalisation et la concurrence au niveau planétaire.

En ce qui concerne Europe, partager des stratégies avec le Sud méditerranéen implique partager aussi la formation sous un système de valeurs, des modes de vie et des systèmes économiques et sociaux bien différents que ceux de la société américaine.

.

Accorder un intérêt spécifique au monde universitaire

C’est pour cela qu’il nous faut démarrer ces deux processus : d’abord rendre prestigieux le processus de convergence européenne d’éducation supérieure (Processus de Bologne) afin qu’il devienne une référence pour l’ensemble de la Méditerranée (Processus de Tarragone) ; de l’autre côté, il nous faut aussi engager les fonds nécessaires, provenant des Etats Membres de l’UE et de la Commission Européenne elle-même, pour le développement de cette stratégie partagée.

Travailler dans cette direction signifie accorder une importance spécifique aux propres universités Euromed, afin qu’à partir de la connaissance directe de ses faiblesses et ses points forts, et toujours dans un processus du bas vers le haut, on puisse établir les stratégies pour améliorer, pas seulement l’enseignement universitaire, mais aussi les sociétés auxquelles elles servent. Ainsi, les universités devront consolider ce modèle qu’elles ont historiquement eu en tant qu’articulateurs de la vie sociale et économique.

Les universités euro-méditerranéennes, et notamment le réseau qui les représente, l’Euromed Permanent University Forum, doit travailler dès à présent dans le cadre d'une nouvelle stratégie des 43 signataires de la Déclaration de Paris, dans le but de parvenir à court terme à l'élaboration du Livre Blanc des universités Euromed, d’encourager la création de l'Agence Euromed de qualité ou, ainsi que la nomme la Présidence française de l’UE, « la création d’un label d’assurance de qualité » (The creation of a quality assurance mark), et de favoriser la participation au sein de notre réseau des pays signataires de la Déclaration de Paris, lesquels n’avaient pas, jusqu’à présent, participé au Processus de Barcelone.

Ces deux objectifs font partie de la stratégie conçue à Alexandrie et reprise par la Déclaration du Caire.

Comme on l’a déjà dit, l’élément positif dans la Déclaration de Paris a été la visibilité que les universités ont acquise dans un projet de nouvelle stratégie euro-méditerranéenne. Cela n’est pas suffisant, mais c’est un changement qui engage les participants au sommet et qui encourage les universités.

Il nous faut mener des études qui visent la situation des institutions d’enseignement supérieur et leur rapport avec la société à laquelle elles servent ;

il nous faut une série d’outils pour le renforcement et la stimulation du changement culturel qui signifie l’introduction du concept de qualité dans nos universités ;

il nous faut des forums ouverts pour redéfinir le rôle des universités dans le nouveau panorama qui a été établi par « le processus de Barcelone.

L’Union pour la Méditerranée 

L’Europe met en jeux son prestige et son rôle dans le monde. Nos partenaires méditerranéens ont pour perspective une société plus juste et plus libre. Si la stratégie universitaire pour la Méditerranée échoue, les conséquences mèneraient à une vue obscure des siècles à venir, difficile à dépasser.

 

Lien permanent vers cet article
Article visualisé 40089 fois
© 2008 - Medafrique  - WebDesign MedAfrique  - Qui nous sommes  -